Des contraintes administratives et environnementales décourageantes
La section porine et la Chambre d’Agriculture ont demandé que l’ensemble des directives nationales concernant les installations classées soient appliquées en Haute-Loire, au même titre qu’au niveau national. - © Inra / Jacqueline Niore
Malheureusement, les cours n’ont pas augmenté. En revanche, cette année, les éleveurs ont vu leurs coûts de production s’élever avec la hausse du prix des céréales.
Depuis 5 ans, les éleveurs de porc n’arrivent pas à répercuter la hausse de leurs charges. Les questions de rentabilité, de démographie vieillissante des éleveurs, de manque d’installation et de contraintes administratives et environnementales, sont les problèmes récurrents de la production porcine en regression depuis 5 ans.
«Dans notre région, la production est en perte de vitesse alors que les besoins en consommation sont croissants. les éleveurs ne comprennent pas» explique Maurice Imbert.
Pour pérenniser la production porcine dans notre département, la section porcine de la FDSEA et la Chambre d’Agriculture ont demandé en 2010 un entretien avec le Préfet de l’époque Richard Didier.
Début septembre 2011, la section porcine et la Chambre d’Agriculture accompagnées de Bernard Lepinay de l’URPAL (Union Régionale des Producteurs de Porcs Auvergne-Limousin) ont rencontré le nouveau Préfet, Denis Connus en présence de l’administration (DDT, DSV) pour les sensibiliser aux problématiques du porc et plus spécifiquement aux contraintes administratives et environnementales.
«Ces contraintes découragent les éleveurs en activité tout comme les futurs éleveurs. Le problème du phosphore dans les plans d’épandage est une exigence lourde tout comme la mise aux normes «Bien-être» qui doit être appliquée dès janvier 2013.
Concernant les plans d’épandage et le phosphore, nous avons fait part de notre revendication. Dans nos terres volcaniques, le cycle du phosphore reste une inconnue pour l’ensemble des experts. Or, les textes prévoient que l’équilibre de la fertilisation doit être à 0 phosphore, une exigence très contraignante pour nos exploitations en polyculture-élevage. Aussi, nous demandons que l’administration ne prenne pas en compte l’équilibre à 0 et nous réclamons une harmonisation régionale sur ce point. Nous avons également demandé que l’ensemble des directives nationales concernant les installations classées soient appliquées en Haute-Loire, au même titre qu’au niveau national».
Le travail entrepris sur les contraintes administratives et environnementales se poursuivra cet hiver sur une exploitation porcine, où le Préfet et les services de l’Etat devraient apporter des réponses concrètes et adaptées à ces problèmes.
«L’administration nous a fait comprendre qu’elle voulait agir en bonne intelligence. Dans un département comme le nôtre à faible densité porcine, personne ne concevrait de voir disparaître le porc » a souligné Maurice Imbert.
Porc de Haute-Loire
L‘association promotion porc de Haute-Loire a été conçue pour pérenniser les élevages de porcs du département, maintenir la filière et assurer une rentabilité économique aux élevages.
L’association, qui porte la marque «Le porc de Haute-Loire», a parcouru du chemin depuis 2008, l’année de sa naissance. A ce jour, elle rassemble une vingtaine d’éleveurs, 4 abattoirs (3 en Haute-loire et celui de Langogne) 15 boucheries, 4 chevillards, 5 salaisonneries et 6 GMS. Chaque semaine, 300 porcs charcutiers sont vendus sous marque.
Fin 2010, « notre capacité à accroître les volumes passait obligatoirement par une sensibilisation des salaisonneries ; l’objectif étant qu’elles mettent en avant le porc né, élevé et abattu en Haute-Loire » indique Maurice Imbert.
A l’automne 2010, la chambre d’Agriculture et la DDT ont été mandatés par le Préfet dans le but de mener une concertation avec les salaisonniers afin qu’ils valorisent certaines pièces du porc (celles qui étaient un facteur limitant au niveau des abattages). A ce jour, 3 salaisonniers (les Salaisons de Montagnac, Pichon à Raucoules et Lavoux à Monistrol/Loire) ont accepté de valoriser ces pièces.
«Acheter local pour la pérennité de nos élevages, pour conserver nos outils d’abattage et pour bénéficier de produits de qualité, tel est le message que nous souhaitons adresser aux consommateurs» explique Maurice Imbert.
Dans les prochains mois, l’association entend poursuivre son travail de communication auprès des acteurs de la filière et des consommateurs ; travail qui passe par de l’animation dans les points de vente et par une diffusion de messages dans les médias.
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Je suis Burkinabé Coordonnateur de l'Association pour la Promotion de l'Élevage dans les villages de Yéguéré et Environnants (APEVYE). Yéguéré est situé à 7 km de Tougan en allant vers le Nord, Province du Sourou /Burkina FASO. Souhaitons un appui pour la réalisation de notre activité afin de lutter contre la pauvreté dans notre Région et partant de Tout le Burkina. Sollicitons également une liste des partenaires intervenant dans ce domaine . Merci
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