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200 porcs de Haute-Loire vendus sous marque chaque semaine

L'association pour la Promotion du Porc de Haute-Loire a dressé le bilan de ses activités lors de son assemblée générale le 15 décembre dernier au Puy. Après moins de 2 ans de fonctionnement, le chemin parcouru est déjà édifiant : mise en place d'une marque "Porc de Haute-Loire", 200 porcs écoulés chaque semaine sous cette marque…

31 décembre 2009 A.Pion et M. Martin Vu 2697 fois
L'élevage de porcs en Haute-Loire concerne encore une petite centaine d'éleveurs.

L'élevage de porcs en Haute-Loire concerne encore une petite centaine d'éleveurs. - © HLP

L’assemblée générale de l’association pour la promotion du  Porc de Haute-Loire s’est tenue mardi 15 décembre à l’immeuble interconsulaire au Puy. Rappelons que cette jeune organisation a germé dans les idées des professionnels, il y a moins de 2 ans et a été immédiatement épaulée par un conseiller mis à disposition par la Chambre d’Agriculture. Le chemin parcouru est déjà important avec la mise en place d’une marque « Le porc de Haute-Loire» qui permet à l’éleveur d’avoir une plus value sur son produit. Le nombre de porcs écoulés par cette marque est de 200 par semaine actuellement mais en constante augmentation. Les porcs sont écoulés en GMS et en boucherie traditionnelle. A la tribune et dans la salle, se sont retrouvés aussi bien des éleveurs que des bouchers, des distributeurs GMS, des représentants des filières et de l’abattage. Les préoccupations des éleveurs quant à leur avenir sont bien comprises par les représentants de la distribution et un dialogue très fourni s’est engagé à cette occasion autour de la démarcation du produit et de sa promotion. Au delà des actions engagées, les discussions ont porté sur le Porc Bio, la mise aux normes des exploitations et l’éventuelle mise en place d’un cahier des charges qui pourrait mettre en avant la fraîcheur du produit « Porc de Haute-Loire ». Rappelons que l’élevage de porcs concerne encore une petite centaine d’éleveurs de notre département et qu’il permet aux abattoirs locaux de vivre.
La question est : pour combien de temps ? En effet la mise aux normes qui se profile à l’horizon 2013 sera très onéreuse et les élevages fragilisés par les crises de ces dernières années auront du mal à faire face financièrement. Cette filière a de plus du mal à intéresser les jeunes. Malgré la longue crise que la filière subit, on ne peut s’empêcher de garder confiance en l’avenir lorsqu’on écoute les responsables de l’association et leurs partenaires qui ne gardent pas les mains dans leurs poches mais réfléchissent sans cesse à de nouvelles solutions pour valoriser cette production locale.

 

Témoignages

Maurice Imbert, président de l'association pour la promotion du porc de Haute-Loire : notre but est de pérenniser durablement la filière porcine de Haute-Loire
" Le but de notre association de promotion est de tout faire pour valoriser à son juste prix le porc né, élevé et abattu en Haute-Loire. Nous ne voulons pas que nos bâtiments d'élevage deviennent des hangars à caravanes et nos abattoirs des musées ou pire encore des friches industrielles. Nous ne voulons pas voir sur nos routes que des camions frigos danois ou espagnols approvisionner en porcs nos boucheries et nos salaisonneries. L'enjeu de la sauvegarde de la filière porc Haute-Loire c'est la capacité à produire, à transformer et à consommer localement. C'est la volonté de vivre et travailler au pays et de contribuer à pérenniser notre travail et nos emplois en Haute-Loire".


Philippe Boutreux, vice-président de l'association pour la promotion du porc de Haute-Loire : les producteurs de porcs doivent être mieux rémunérés
" Les actions conduites par l'association porc de Haute-Loire avec tous les acteurs de la filière  devraient servir d'exemple aux autres productions animales et plus généralement servir à créer une dynamique autour des circuits courts entre producteurs et consommateurs. Les consommateurs apprécient les produits de Haute-Loire. Notre territoire comme les pratiques agricoles rassurent les consommateurs qui veulent de bons produits : bon au goût et bon pour leur santé. Les éleveurs de porcs qui font un travail d'une qualité remarquable doivent être mieux rémunérés".
Dominique Chalendard, membre du bureau de la Chambre d'Agriculture en charge de la filière porcine : les éleveurs souhaiteraient pouvoir réaliser la mise aux normes de leurs bâtiments d'élevage
" Les éleveurs de porcs sont conscients des enjeux liés à la mise aux normes de bâtiments d'élevage et notamment des porcheries. Il s'agit d'améliorer les conditions de travail de l'éleveur, d'améliorer le confort des animaux et de gérer l'utilisation des déjections animales dans le respect de notre environnement. Nous le faisons déjà et sommes prêts à améliorer encore nos pratiques. Le souci que nous avons c'est que les mises aux normes vont engendrer des investissements lourds. Les marges économiques extrêmement faibles que dégagent depuis 3 ans les élevages de porcs ne permettent pas de faire face à de tels investissements".


Emmanuel de Veyrac, président de CER France Haute-Loire et éleveur : les investissements d'aujourd'hui sont la production de demain
" Le fond du problème c'est que demain nous risquons de voir disparaître notre production porcine. Les investissements d'aujourd'hui sont la production de demain. Je ne crois pas à une augmentation forte et durable du prix du porc à la production. Par contre, je crois à une plus value apportée par une démarche locale comme "le porc de Haute-Loire" car tous les opérateurs sont solidaires et engagés. Une meilleure plus value c'est une meilleure rentabilité de nos élevages qui servira à amortir plus vite nos investissements et facilitera la mise aux normes de nos porcheries comme le souligne justement Dominique Chalendard".


Christophe Vianes, boucherie Saveurs et Tradition de l'Arzon à Craponne : il faut dynamiser et mieux faire connaître notre marque
"Le Porc de Haute-Loire", dans ma boucherie, je propose à mes clients le pPorc de Haute-Loire. C'est un bon produit, tant par la fraîcheur et l'origine garantie que par la qualité de la viande. Il faut que le consommateur le reconnaisse plus facilement avec une identification de la viande fraîche par des pique-prix et un baguage ou un autocollant sur chaque saucisson. Il faut dynamiser et mieux faire connaître notre marque, elle le mérite car la qualité est là".

 

 

 
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