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Les valets de ferme débarquent dans les cours de ferme

Pour remplacer les tracteurs de cour, de plus en plus d'agriculteurs ont recours au valet de ferme. Ces engins sont appréciés pour leur compacité, leur maniabilité et leur polyvalence. On en distingue 3 types de puissances différentes à choisir en fonction de l'utilisation envisagée.

14 octobre 2010 L. VIMOND Vu 2626 fois
Depuis janvier 2010, l’arceau ou la cabine équipant le valet doit être homologué contre le renversement (Rops) et la chute d’objet (Fops).

Depuis janvier 2010, l’arceau ou la cabine équipant le valet doit être homologué contre le renversement (Rops) et la chute d’objet (Fops). - © L. Vimond

De plus en plus plébiscités, les valets de ferme sont appréciés pour leur compacité, leur maniabilité et leur polyvalence. Qui plus est, leur consommation est généralement plus réduite qu’un tracteur de cour. Proposant une position de conduite plus élevée que les appareils à ripage (type Bobcat), le valet de ferme permet au conducteur de déplacer latéralement l’outil frontal sans avancer en tournant simplement le volant. Ceci s’avère utile pour finir de curer une stabulation le long d’un mur, par exemple. Du fait de l’articulation centrée entre les deux essieux, si les roues avant passent, les roues arrière passent sans avoir à toucher au volant.

Des petits et des gros valets

On distingue principalement trois types de valets de ferme. Les valets de ferme très étroits intéressent les petites exploitations dotées de bâtiments très peu accessibles. D’une largeur minimale de 80 à 85 cm, ces engins pénètrent facilement dans les box ou les nurseries. D’une puissance de 20 à 35 chevaux, les petits valets de ferme proposent une hauteur de chargement allant jusqu’à 2,60-2,80 mètres pour des capacités de charge allant jusqu’à 1,2 tonne.
Les exploitations d’élevage de plus grande dimension investissent dans des modèles de 35 à 50 chevaux et de largeur de 1,20 mètre minimum. Ces engins doivent pouvoir déplacer de lourdes charges, comme plusieurs bottes cubiques, de racler les couloirs, de désiler avec un godet mélangeur, une pailleuse portée, voire de charger un épandeur de fumier au champ. Les capacités de charge dépassant facilement la tonne et les hauteurs de chargement franchissant allègrement les 2,80 mètres permettent de répondre à ces besoins.
Enfin, les chargeuses articulées télescopiques de 50 à 70 chevaux intéressent des grosses exploitations d’élevage à la recherche de hauteurs de levage approchant et dépassant les 4 mètres.

Simple ou double articulation

Selon les constructeurs, les valets de ferme bénéficient d’une simple ou d’une double articulation. La première consiste en un point de pivot selon un axe vertical qui assure la direction. Il est éventuellement complété d’un essieu arrière pendulaire. Beaucoup de constructeurs proposent ce système. Cette construction assure une bonne maniabilité et l’absence d’oscillation droite-gauche est synonyme de stabilité. L’essieu avant reste fixe pour assurer une grande stabilité, tandis que les deux roues arrière restent en contact avec le sol pour optimiser la traction. D’autres constructeurs comme JCB et Weidemann proposent une double articulation, qui maintient les deux essieux fixes au contact du sol, y compris dans les terrains cahoteux. Cette construction assure selon eux un meilleur contre-poids, lorsqu’une charge déporte l’avant du valet de ferme d’un côté. Outre l’articulation, la motricité constitue également un aspect important. Si certains constructeurs proposent une transmission hydrostatique couplée à des ponts mécaniques dotés de différentiel, d’autres (JCB, Avant, etc.) équipent leurs valets de ferme de moteurs hydrauliques dans les quatre roues. Cette construction libère de la garde au sol et dispense de l’entretien des ponts, mais nécessite un « différentiel hydraulique » pour maximiser la traction dans les situations les plus difficiles.

 

 

 
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