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L'agriculture de Haute-Loire auditée par le Ministère.

10 juin 2010 S.Marion Vu 407 fois


Deux chargés de mission, Jean-Yves Dupré et André Nil, sont missionnés par le Ministère de l'Agriculture, à la demande appuyée de Laurent Wauquiez, pour un audit de l'agriculture de Haute-Loire. ILs doivent rendre leur rapport en décembre 2010.

MM. Dupré et Nil deux ingénieurs chargés de missions en Haute-Loire pour le Ministère de l’agriculture.

MM. Dupré et Nil deux ingénieurs chargés de missions en Haute-Loire pour le Ministère de l’agriculture. - © HLP

C’est en quelque sorte un audit de l’agriculture de Haute-Loire, ses potentiels, ses atouts, ses faiblesses et ses éventuelles opportunités, qui a été confié à deux chargés de missions, Jean-Yves Dupré et André Nil, à la demande de Laurent Wauquiez élu altiligérien, auprès de Michel Barnier puis de Bruno Le Maire. A l’issue de leurs travaux soit en décembre 2010, les deux ingénieurs devront remettre un rapport au Ministère de l’Agriculture.
Laurent Wauquiez et Monsieur le Préfet Richard Didier ont présenté à la presse cette initiative qui place la Haute-Loire au rang de département pilote. Les deux ingénieurs ne sont pas des inconnus sur le département ; ce sont eux qui avaient été mandatés pour aider à solder le dossier URCVL (dossier qu’ils continuent à suivre).

Lait et diversification

Les ingénieurs ont présenté leur travail qui portera sur deux axes. Il vont s’intéresser en particulier à la filière laitière avec en point de mire l’arrêt des quotas en 2015 et la libéralisation des prix du lait. Pour cela, ils vont rencontrer les organisations de producteurs, les industriels et toutes les instances concernées. Ils vont également étudier la pertinence de la mise en place d’une marque “lait de montagne”.
Le deuxième volet de leur étude portera sur la diversification. Ils vont donc étudier toutes les initiatives (et elles sont nombreuses : Veaux des Monts du Velay, Lentille Verte du Puy, Fruits rouges des Monts du Velay, Fin Gras du Mézenc…) existantes sur le département, et voir comment donner plus de dimension à ces démarches. Ils devront identifier la demande et proposer une adaptation de l’offre.
Aujourd’hui, ils en sont à la phase d’apprentissage. Ils ont déjà commencé, et ils poursuivent, une série d’entretiens avec tous les acteurs du monde agricole ou para-agricole du département pour appréhender la situation actuelle. Ils ont par exemple rencontré les responsables syndicaux (tous les syndicats), les responsables de la Chambre d’Agriculture, vu des professionnels engagés dans des circuits de production, de transformation ou/et de commercialisation…
M. Dupré précise : “nous apportons un regard neuf, un regard extérieur sur la réalité agricole du département. Nous n’avons pas de cadre strictement défini et nous nous sentons libres de ce que l’on pourra dire”. Les 2 ingénieurs se rendent donc régulièrement en Haute-Loire pour auditer l’ensemble des filières et des productions et dégager ensuite des pistes de réflexion voire une stratégie pour le département en particulier dans le cadre de circuits courts. A suivre…

 
Gilbert Guignand

Gilbert Guignand - © HLP

3 questions à… Gilbert Guignand Président de la FDSEA

Pourquoi pas un oeil extérieur ?


Que pensez-vous de l’initiative de L. Wauquiez de demander un audit de l’agriculture
altiligérienne ?

“C’est une idée qui peut être intéressante. On est toujours la tête dans le guidon, et on ne voit pas forcément toutes les possibilités que nous offre notre département. Alors pourquoi pas un oeil extérieur ?”

Qu’attendez-vous de cette étude ?
“Ils ne vont pas nous faire de grandes révélations… Nous attendons de ces chargés de mission qu’ils nous donnent les points forts et les points faibles des filières agricoles dans le département, avec des idées pour palier nos faiblesses et pour booster nos atouts.
Je pense aussi que cette étude montrera au Ministère la réalité de l’agriculture des départements comme le nôtre avec ses difficultés.”

La FDSEA a rencontré ces ingénieurs. Quelle était la teneur de l‘entretien ?
“Nous les avons en effet rencontrés mais pas dans un cadre strictement syndical. Nous les avons reçus avec les OPA du département, notamment Chambre d’Agriculture et JA, pour faire un point filière par filière. Nous avons aussi abordé l’installation et la politique agricole départementale telle que nous la défendons depuis plus de 20 ans.”

 

 

 
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la phrase de la semaine

"Oui, on peut bouger les lignes, les choses peuvent changer. Le réseau règle les problématiques locales ; il est efficace quand tout le monde est représenté, quand chacun exerce son rôle à son niveau. C’est pour ça que les agriculteurs nous font confiance"

Dominique BARRAU, secrétaire général de la FNSEA

le chiffre de la semaine

301 C'est le nombre de dossiers déposés en 2011 en Auvergne dans le cadre du Plan bâtiment. La Haute-Loire et le Cantal consomment à eux deux près de 80 % des crédits (35 % pour la Haute-Loire.