La tuberculose bovine est en phase de recrudescence dans certaines régions : Aquitaine, Languedoc, Bourgogne. La Haute-Loire reste pour l’instant épargnée (dernier foyer en 2004). Mais les achats qui sont la cause de 20 % des contaminations de tuberculose constituent le risque de réintroduction majeur dans le département.
Face à ce risque d’introduire des maladies, quelques mesures de base s’imposent.
Au delà de la prise de sang réalisée par le vétérinaire, la visite d’introduction doit être l’occasion de « faire le tour de l’animal ». Il faut faire un examen attentif :
- de la peau pour détecter de la teigne, éventuellement des poux ou des abcès
- de la mamelle et des trayons
- des membres et des pieds pour détecter des boiteries ou des lésions débutantes comme la maladie de Mortellaro (levé du pied indispensable).
Bien sûr, un constat de gestation pour un animal vendu gestant ou un premier comptage cellulaire peuvent compléter cet examen visuel.
L’isolement physique de l’animal acheté du reste du troupeau doit se faire pendant 15 jours. C’est le temps nécessaire à l’évacuation de la plupart des virus respiratoires. Vous protégez le reste du cheptel contre un épisode de grippe ou de diarrhées voire d’affections plus graves.
Outre la réglementation (IBR + Brucellose, Tuberculose, Leucose si le transport est de plus de 6 jours), voici les maladies dont le contrôle est indispensable (voir tableau.
Concernant la paratuberculose, le test n’est pas sensible à 100 %. Il demande à être complété par une information sur le cheptel d’origine (voir plus loin).
En ce qui concerne les dérogations à la prise de sang en cas d’achat d’animal certifié indemne d’IBR et de transport direct, nous ne la conseillons que pour des mouvements de type pensions d’animaux ou éventuellement lors d’achat d’animaux d’engraissement tenus à l’écart du cheptel d’élevage.
De plus, nous assistons à des résurgences de tuberculose préoccupantes dans les régions Bourgogne, Aquitaine et Languedoc-Roussillon. Par anticipation le GDS vous conseille la tuberculination d’achat.
Ces maladies (BVD, paratuberculose et néosporose) ne sont pas des vices rédhibitoires. Le seul moyen d’avoir la garantie de pouvoir retourner l’animal en cas de résultat défavorable est de signer un billet de garantie conventionnel avant la vente. C’est un contrat écrit entre le vendeur et l’acheteur. Il peut aussi servir à s’assurer de la santé de la mamelle (taux cellulaires) ou de la gestation.
Ces documents sont disponibles au GDS et dans les cabinets vétérinaires et sur notre site www.gds43.fr.
Pour la paratuberculose, l’information sur le cheptel d’origine complète le test individuel. Une liste d’éleveurs du département avec garantie paratuberculose est disponible en ligne sur le site www.gds43.fr. La liste des cheptels certifiés en IBR est aussi en ligne.
GDS43
Pièces jointes :
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
La Haute Loire Paysanne.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.
Dans la catégorie: avertissement
L'actualité de la semaine
"Oui, on peut bouger les lignes, les choses peuvent changer. Le réseau règle les problématiques locales ; il est efficace quand tout le monde est représenté, quand chacun exerce son rôle à son niveau. C’est pour ça que les agriculteurs nous font confiance"
Dominique BARRAU, secrétaire général de la FNSEA

Il est plus qu’urgent de remédier aux dégâts de gibier
2012, une année qui s'annonce chargée
Renforcement du partenariat
L’élite sportive et les espoirs nationaux dans le Cantal ?
Le redressement à confirmer en 2012
La filière ovine se défend d’être à la traîne
La filière veaux de boucherie ne s'y retrouve pas
L'art de vivre et de produire, thème de la journée lait le 13 mars
La menace venue de l’Est
Le virus de Schmallenberg arrive dans nos élevages
Les moutons n’ont jamais été aussi beaux
Les banques restent relativement optimistes pour le financement agricole
S'installer, oui, mais à plusieurs ! Une vidéo du Paysan tarnais sur l’agriculture de groupe